Marceline Desbordes-Valmore
Ce recueil de poèmes datant du XVIIIe siècle de Marceline Desbordes-Valmore, s’inscrit remarquablement dans les débuts du romantisme. D’une sensibilité rare, Marceline y aborde le thème de son enfance et de l’innocence du regard perdu mais aussi la nostalgie de l’amour et les souvenirs et émotions qui restent intacts avec l’âge. Dans ce recueil très riche, l’enfance, l’amour, la peur du vide, la nature, la beauté et la fragilité de la vie sont écrits avec un style inspiré du théâtre, dont elle a fait son métier. Véritable ode à la sensibilité, la poétesse donne une voix aux plus faibles, disparus et opprimés comme dans ses vers dédiées à travers son poème « À celles qui pleurent ». Autrefois reconnue par ses pairs restés dans l’histoire tels que Baudelaire et Verlaine, Marceline est tombée dans l’oubli et aujourd’hui méconnue du grand public. Elle est pourtant considérée à l’époque comme précurseuse du romantisme, publiant son premier recueil Élégies, Marie et romances en 1819, avant les Méditations poétiques de Lamartine, restés dans l’histoire comme tournant marquant du lyrisme. L’édition Librio imprimée en mai 2025 redonne vie à ses vers intemporels, sélectionnés par Yohann Ringuedé.


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